Ils sont quatre, ils ont plus de 20 ans d’amitié. Leur moyenne d’âge est de 30 ans. Tous les week-ends, Romain MEA dit ADINO LOVE, VE Sylvain dit CELIO, LAO Timothée dit MOTEUR et GNANMIEN Fabrice dit DIEU CREA parcourent la plage. En Casquette, dreadlocks, tee-shirt, culotte avec un tam-tam et des grelots, nos jeunes égayent par des chants les clients des restaurants et des hôtels installés le long du littoral d’Anani à la sortie d’Abidjan, jusqu’à Bassam.
Leurs chants, leurs rythmes et leurs pas de danse sont essentiellement inspirés du Zouglou. Ils interprètent les chansons de musiciens et chanteurs connus dans un style acapella avec une variation qui leur est propre. Quand ils rencontrent des personnes en groupe ou en couple ils font le « prodada » ou « l’attalaku » c’est-à-dire la propagande ou la louange.
Selon ADINO LOVE ils ont commencé à faire cette activité depuis 2004, donc bientôt 15 ans. Ils ont commencé par le « woyo » qui est le stade d’artiste en herbe et étape d’essai dans leur genre musical. L’idée de jouer sur les plages de Bassam est arrivée comme parce qu’ils habitent la commune de Port-Bouet qui n’est pas loin et qu’il y a toujours des adeptes de leur genre musical au bord de la mer tous les weekends.
Ils animent les baptêmes, les mariages et les funérailles quand ils sont sollicités pour des sommes forfaitaires oscillant entre quarante milles et cinquante milles. C’est pratiquement les mêmes sommes qu’ils peuvent gagner par jour de weekend sur les plages de Bassam par les dons volontaires qu’ils reçoivent. C’est la principale activité qu’ils exercent et leurs uniques lieux d’expression en attendant un éventuel producteur. ( 286 mots)