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SITA ET LE ”KABAKROU” NE FONT PLUS BON MÉNAGE

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Dans la commune d’Abobo tous les commerçants ne sont pas logés à la même enseigne. Tandis que certains se frottent les mains, d’autres tirent “le diable par la queue”. Et ce n’est pas Traoré Sita qui dira le contraire.

Si jadis, son activité de fabrication de savon traditionnel communément appelé “ Kabakrou” était florissante, aujourd’hui la réalité est tout aussi. Rien ne marche pour elle. La fabrication du “ Kabakrou” signifiant en langue malinké, “savon cailloux” est l’unique source de revenu de dame Traoré Sita. Ce commerce, elle l’a héritée de sa mère qui l’a formée aux différents rouages du métier.

Le “Kabakrou“, est un savon qui est entré dans le quotidien des ménages à faible revenu du fait de sa solidité comparé à celle du cailloux, d’où son nom. Il est aussi bien utilisé pour la vaisselle que pour le linge. Le “Kabakrou” et Sita c’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de 15 ans. Mais la flambée des prix sur le marché semble mettre en mal cette “ydille”. « Auparavant sur un sac je pouvais le faire un bénéfice de 3 à 4 000 FCFA. Mais aujourd’hui tout est devenu dur » se plaint la quadragénaire désemparée. Cette bonne affaire est en phase de devenir un lointain souvenir pour Sita.

Les intrans utilisés par dame Traoré ont connu une hausse vertigineuse. « Le baril d’huile que j’utilisais pour la fabrication du “Kabakrou”, me coûtait 45.000 FCFA. Maintenant il est entre 70.000 et 80.000 FCFA. Ce qui réduit considérablement mon bénéfice » déplore-t-elle. Sita Traoré qui se faisait un bénéfice de plus de 8.000 FCFA sur chaque baril, peine à empocher désormais 2.000 FCFA. Une situation qui pousse cette valeureuse courageuse commerçante à mettre la clé sous le paillasson.

Robert Bassinga, contributeur PepeSoupe à Abobo