À l’âge de 14 ans, Assétou Diarra faisait ses premiers pas en tant que tresseuse auprès de sa mère, à Sikasso au Mali. À son arrivée en Côte d’Ivoire, il y a 9 ans, elle a choisi d’exercer ce métier pour avoir des revenus. Assétou prend plaisir à faire ce travail dans le quartier Sokoura de Bouaké où elle réside.
Sous l’appatam qui lui sert d’abri, elle reçoit tous les jours ses clientes venues faire des tresses africaines. Avec des prestations dont le prix varie entre 500 et 2000 francs CFA, Assétou n’en manque pas. Elle déclare coiffer en moyenne 3 clientes par jour. Pour elle, tresser est avant tout une passion. De plus, son travail l’aide à soutenir son mari dans les dépenses de la maison, et lui permet de subvenir aux charges de ses trois enfants.
Comme projet, Assétou, qui est aujourd’hui âgée de 39 ans, nourrit le désir d’ouvrir un local pour exercer sa profession dans de meilleures conditions. Pour l’heure, elle fait des économies, et espère dans peu de temps réaliser ses rêves.
Propos recueillis par Sinwindé Cheick, le vendredi 15 janvier 2021, à Bouaké.