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QU’ARRIVE-T-IL À NOS ROUTES LORSQU’IL PLEUT ?

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La saison pluvieuse est connue des Ivoiriens depuis des millénaires, pourtant, année après années, on remarque une dégradation sérieuse de nos routes et de la chaussée en général. Pour comprendre ce phénomène, nous nous sommes renseignés sur les matériaux utilisés pour la fabrication de nos routes. La voirie en Côte d’Ivoire, est composée de route en terre et de routes bitumées. Les routes en terre se dégradent facilement, car c’est une matière poreuse* (*Les matériaux poreux sont des matériaux qui absorbent un ou plusieurs fluides (liquide ou gazeux)). Ce qui explique le phénomène de dégradation, l’eau se mélange à la matière et la rend glissante, ce qui veut dire qu’elle se déplace et/ou se creuse, cela fini par faire des cratères, des bosses, etc. concernant le bitume l’explication est similaire. Il existe plusieurs catégories de revêtements de route : le béton bitumineux, le béton de ciment et les revêtements formés à partir d’éléments de construction distincts. En Côte d’Ivoire c’est le béton bitumeux qui est le plus utilisé, il en existe également plusieurs sortes. Mais de manière générale, il est composé d’un mélange de gravillons, de sable, de fillers et d’un dérivé du pétrole. En fonction de la taille des gravillons, de la qualité et du pouvoir liant, le sol sera plus ou moins résistant à l’eau. Car avec l’usure, la pluie s’infiltre dans les sous couches de la route et crée une fissure qui deviendra, à terme, une crevasse.

La pluie n’est pas le seul facteur de la dégradation des routes, les poids lourds et remorques abîment la voirie de façon considérable (Un semi-remorque fait autant de dégâts que 100 000 voitures). Outre les usagers et les conditions météorologiques, la qualité des matériaux est importante. L’État attribue un budget pour la construction de route, parfois les ressources ne permettent pas d’acheter les meilleurs matériaux ni de faire les meilleures bases de construction. En effet, 1 km de route peut coûter 150 millions de FCFA, mais également 500 millions de FCFA. Le budget étant amoindri, nous construisons des routes avec une durée de vie d’environ 15 à 20 ans et qui nécessite un entretien tous les 5 ans. Si celui-ci n’est pas fait, la voie se dégradera encore plus vite. Il est important de se poser les bonnes questions : de quel budget dispose l’État pour l’entretien des voies fait par l’AGEROUTE mais également la fabrication des routes, est-il suffisant en vue de nos conditions météorologiques ?

Margaux Luczak, contributeur PepeSoupe à Bingerville.

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