Dans le domaine de la friperie, il n’y a pas que les vêtements. En plus de la vente de jeans et habits issus de la récupération, certaines vendeuses comme Mariam Koné se sont spécialisées dans le commerce de chaussures de second choix. Plus connues sous l’appellation de ‘’brodes’’, les chaussures de cette jeune attirent une clientèle, en quête de la bonne pointure.
Ce jeudi 14 mai 2020, à sa place du marché de Port-Bouët 2 dans la commune de Yopougon, la vendeuse s’est installée en attendant ses premières clientes. Le temps que ces dernières arrivent, PepeSoupe a échangé avec Mariam, qui a dit comment elle est devenue vendeuse de chaussures ‘’brodes’’. Autrefois commerçante de produits cosmétiques, elle a dû changer de trajectoire après un incendie, qui a ravagé son magasin et tout ce qui s’y trouvait. « C’était un vendredi soir en 2015, quand mes voisines du marché m’ont appelé, pour me dire que le feu avait emporté toutes nos marchandises. Ça été difficile pour beaucoup d’entre nous », s’est-elle souvenue.
Deux années après ce douloureux événement, Mariam décide de s’essayer dans un autre domaine que celui du cosmétique. Sur conseils de ses proches, elle choisit de s’investir dans le milieu des chaussures ‘’brodes’’. Pour elle, c’est une nouvelle histoire qui s’écrit. « Au départ, je ne pensais pas durer dans le commerce de chaussure, mais après un temps, j’ai vu que c’était une activité rentable. Les chaussures coûtent entre 1000 et 5 000 francs au plus. Il y a différents types. Des talons, des chaussures simples, mes clientes apprécient », s’est-elle réjouie.