Le gari est une semoule de manioc grillée, qui est couramment consommé au Bénin et au Togo. Ainsi, son succès à travers les âges en a fait un mets passe-partout, très apprécié d’une bonne frange des Ivoiriens. De ce fait, Mariam Konan est passée maîtresse dans l’art d’en fabriquer.

« Il faut savoir reconnaître le bon manioc, sans trop de nervures et pas trop gorgée d’eau. Après en avoir bien écrasé les morceaux, faire sécher parfaitement la pâte écumée, la rouler attentivement avant de passer à la cuisson. Une fois cuite, il doit garder un aspect de blancheur proche du riz, mais certains le préfèrent un peu doré. Pour ce deuxième cas, je laisse alors un peu plus longtemps à griller. Je vends mon gari en vrac dans des bassines de mesure, mais aussi dans des emballages de 1000 francs CFA et de 1500 francs CFA », confie-t-elle le samedi 21 mars 2020 dans un coin de la gare de Tiassalé.

Par ailleurs, elle ajoute que le gari se consomme de diverses manières qu’il est un mets indispensable en temps de restriction alimentaire. Selon elle, c’est un repas garanti en cité universitaire, accompagné de sucre et de lait. Notons que Mariam tient aussi un petit étal de produits de soins corporels pour arrondir ses fins de mois.